Sept oeuvres réinventées

Apprenez en plus sur les oeuvres qui nous ont inspirés

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L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE : 

Alors que le canard de bain revient en force ces dernières années, le créateur Florentijn Hofman surprend tout le monde avec cette oeuvre mobile de 26 mètres de haut.

Florentijn Hofman nous parle de son canard de bain : « Un point jaune surgit à l’horizon et s’approche des rives. Son arrivée provoque de grands rassemblements et la stupéfaction. ’Le Canard’ ne connaît pas de frontières, il ne fait aucune discrimination entre les personnes et n’est porteur d’aucun message politique. Il représente une figure amicale qui rayonne de son jaune éclatant au long de ses voyages pour apaiser les tensions mondiales. »

On vous en dit un peu plus sur ce créateur surprenant :

Florentijn Hofman est né en 1977 aux Pays-Bas. Il est diplômé de la Kunsthochschule de Berlin en arts interdisciplinaires. Depuis 2001, il a réalisé de nombreuses installations ’in situ’ de grande envergure, principalement aux Pays-Bas où il vit et travaille. Un des éléments récurrents de ses créations est le monochrome monumental grâce auquel il cherche à apaiser le « bruit ambiant » et favoriser une certaine perception de l’espace public. Artiste intuitif, il s’inspire du quotidien, des travailleurs, des transports.

N'ayant malheureusement pas de Port dans la Principauté, nous avons imaginé un port d'accueil un peu différent pour notre canard jaune :)

Les canards mobiles du  port de Saint -adrien

 Avec cette oeuvre nous avons choisit de réinventer l'oeuvre de Florentijn Hofman afin de vous la faire découvrir. 

Nous avons aimé les valeurs qu'elle véhiculait : les grands rassemblements et la stupéfaction. 

lE TRÔNE D'OR 

En tant que Principauté, nous avons un Prince. C'est pour cela que nous avons aimé l'idée d'exposer son trône. 

Cette oeuvre est une interprétation de la création de Maurizio CATTELAN "America".

Les valeurs que nous avons aimé : il n'y a pas de règles et l'égalité. 

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE : 

Voilà bientôt cent ans que Marcel Duchamp (ou, devrions-nous plutôt dire, R. Mutt), a bouleversé le monde de l’art en exposant un urinoir — sa notoire Fontaine. S’il est depuis reconnu comme une œuvre incontournable, le ready-made n’avait pas vraiment fait l’unanimité en 1917, d’aucuns le jugeant indécent. Il avait été ainsi retiré de l’exposition, au motif que « sa place n’est pas dans une exposition d’art et que ce n’est pas une œuvre d’art, selon quelque définition que ce soit ».

 

Un siècle plus tard, il semble tout aussi inconcevable d’assimiler des latrines à une « œuvre d’art », comme en témoignent les réactions autour de l'installation de Maurizio Cattelan au Guggenheim, à New York.

L’artiste italien a ainsi fait poser des toilettes fonctionnels en or massif — 18 carats — dans les commodités du musée new-yorkais. L’œuvre, intitulée America, est donc expérience, puisque les visiteurs peuvent l’utiliser pour sa fonction première : à savoir uriner et déféquer dedans comme dans n’importe quel toilette. Cattelan, habitué des polémiques, brise au passage l’une des règles sacrées de l’art, à savoir de ne jamais toucher une œuvre. Évidemment, les gens se sont précipités pour le voir de leurs propres yeux, et une file d’attente de plusieurs heures s’est mise en place devant sa porte.

Tandis que le capitalisme creuse toujours plus les inégalités et ordonne le monde sur le genre, la classe, l’identité, ces productions scatologiques ont le mérite d’inverser les pôles en modifiant les règles autour de ce qui, comment et par qui l’art est fait et consommé.

Malheureusement l'oeuvre fut volée en septembre 2019 à Londres à la Blenheim Art Foundation. Espérons que notre création, n'aura pas le même destin ! 

LE CÔTE OBSCUR DU KEL TANT DE

On se moque souvent du temps pluvieux en Bretagne... on ne comprend vraiment pas pourquoi ! ;)

A l'image de Yoshua Okón, nous n'avons pas voulu combattre le côté obscure du capitalisme mais le côté obscure de cette légende et proser une oeuvre lumineuse et décalée.

Les valeurs que nous avons aimé : Les répliques sont souvent là pour faire passer des messages. 

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE :

 

L’artiste mexicain Yoshua Okón, en collaboration avec Santiago Sierra, a ainsi produit une pièce, The Toilet, reprenant la forme et le style exact du Museo Soumaya de Mexico City — un musée commandé par le milliardaire mexicain Carlos Slim pour héberger sa collection personnelle. 

 

The Toilet pointe du doigt les travers d’un capitalisme en pleine expansion à Mexico City.

Slim et le Souamaya sont tous deux des symboles des dérives d’un pouvoir dérégulé et représentent ce qu’Okón appelle « le côté obscur du capitalisme ».

qUAND L'EAU COMMENCE à tomber de la baignoire

Encore une oeuvre incomprise, celle de Martin Kippenberge que nous avons voulu repenser. Vous remarquerez que sur la nôtre aussi il manque de l'émail !  

Les valeurs que nous avons aimé : le défi et la bêtise peut devenir de l'art ;)

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE :

 

21 octobre 2011. Allemagne. Dortmund, musée Ostwall.

Panique au musée : une installation de Martin Kippenberger a été endommagée par une femme de ménage qui pensait faire son travail ! La sculpture, Wenn’s anfängt durch die Decke zu tropfen (Quand des gouttes d’eau commencent à tomber du plafond) est une sorte de colonne en planchettes de bois surplombant une bassine en caoutchouc. Dans cette bassine, l’artiste avait projeté une couche de peinture censée représenter de l’eau de pluie séchée, ce que la femme de ménage a pris pour de la saleté. « L’artiste pensait que c’était de l’art, écrit le quotidien anglais The Guardian, la femme de ménage y a vu un défi et a entrepris de rendre au baquet sa propreté originelle. »

La femme de ménage a donc soigneusement récuré la bassine et rincé l’éponge à l’eau pleine des pigments et autres composants. Probablement l’eau la plus chère jamais jetée dans les canalisations de Dortmund ! « Il est maintenant impossible de lui rendre son aspect original », a précisé le musée, ajoutant que l’œuvre lui avait été prêtée par un collectionneur privé et que ses assureurs l’évaluaient à 800 000 euros. La femme de ménage était employée par une compagnie de sous-traitance et le musée a dit ignorer si elle avait eu connaissance d’une règle imposant au personnel de se tenir toujours à plus de 20 cm de distance des œuvres.

Martin Kippenberger, artiste allemand, était célébré par la critique mais peu connu du grand public jusqu’à sa mort, en 1997, à 44 ans d’un cancer du foie. Et seul l’artiste aurait pu reconstituer sa patine. Il était peintre, dessinateur, sculpteur, graveur, écrivain, poète, photographe, musicien, organisateur d’expositions et collectionneur d’art contemporain. Kippenberger, artiste nomade, irrévérencieux, a aussi été un grand questionneur. Il voyait l’art dans un contexte social ; il utilisait souvent des objets du quotidien… d’où la bassine. Il a été à l’origine de bien des recherches entreprises par la génération suivante, et pas seulement en Allemagne.

« Même la bêtise peut devenir de l’art » Martin Kippenberger.

ceci n'est pas un lavabo

Même si vous avez l'impression que ce lavabo est un lavabo en réalité il n'en n'est rien. La plantation de fleurs transforme sa fonction pour en faire une jardinière.

Les valeurs que nous avons aimé : pour que son art soit accessible à tous, l'artiste représente des objets de tous les jours.

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE :

René Magritte a été le premier peintre figuratif de la pensée abstraite.

Mais attardons nous plus précisément sur son tableau « La trahison des images ».
Vous le connaissez sûrement sous le nom de « ceci n’est pas une pipe ».

 

Bien nombreuses sont les interrogations que nous pose ce chef d’œuvre.
Mais si ce n’est une pipe, qu’est-ce donc ?

René Magritte met en lumière le rapport entre l’objet, sa représentation et le langage.


« Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées ». « Il faut que la peinture serve à autre chose qu’à la peinture ».


Pour ce tableau qui suscita bien des questionnements, Magritte s’est justifié :
« La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti ! » C.Q.F.D.


Magritte est un surréaliste. Il veut mettre en avant l’image, le rêve et la pensée humaine. Et pour que son art soit accessible à tous, il représente des objets de tous les jours.

Peu d’émotions se dégagent de ses œuvres, pourtant, elles laissent libre court à votre imagination. Un peu comme lui. Magritte était sage et tranquille et ne laissait pas son univers intérieur transparaître.
 

Enfin, parce qu’on sait que vous y avez pensé !

Bien nombreux sont ceux, doté d’un humour certain, qui ont partagé des blagues un peu coquines sur ce tableau. Vous comprendrez pourquoi, on ne va pas vous expliquer.


Le choix de Magritte sur cette pipe n’est pas anodin !

Pensez-vous vraiment qu’il n’y avait pas pensé ?

Fontaine de fleurs

Cette fontaine de fleurs ne suscitera sans doute pas autant la polémique que l'oeuvre de Marcel Duchamp, mais elle est la traduction de valeurs artistiques que nous défendons. 

Les valeurs que nous avons aimé : l'avant-gardisme et ouverture d'esprit.

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE :

 

L’histoire de l’urinoir de Marcel Duchamp tempère quelque peu l’idée (reçue) qui en fait l’objet le plus provocateur de l’histoire de l’art du xxe siècle, le symbole même de la subversion avant-gardiste. Fontaine (cat. rais. 1, no345 d) n’était pas destinée à heurter le goût de Monsieur Prud’homme, mais à prendre à leur propre piège des artistes qui se voulaient libéraux et tolérants.

 

En 1917, à New York, Duchamp est membre du comité de direction de l’exposition organisée par la Society of Independant Artists, dont les règles, en ce point distinctes de celles des Salons officiels, affirment qu’il est ouvert à tous, « sans prix ni jury ». C’est pour tester cette ouverture d’esprit autoproclamée que Duchamp, sous le pseudonyme de Richard Mutt, présente son urinoir au comité d’accrochage.

 

L’objet, évidemment, suscite polémiques et controverses, puis finit par être relégué hors des espaces d’exposition du Salon. Alfred Stieglitz l’expose alors dans sa galerie 291, où il le photographie.

 

L’épisode de l’urinoir se doit d’être rapproché d’un autre rejet dont fut victime Duchamp, lors du Salon des Indépendants de 1912, à Paris. À la demande de ses « amis » cubistes, il avait dû lui-même décrocher son Nu descendant un escalier no2, jugé hérétique par rapport à ce que ses pairs pensaient être la doxa cubiste. Qu’une censure puisse émaner d’artistes qui se disaient d’avant-garde avait ulcéré Duchamp.

 

En 1917, il est maître du jeu. Il orchestre le scandale, assure la publicité à « sa » Fontaine , l’inscrit dans l’histoire de l’art, reproduit la photographie de Stieglitz dans le no2 de sa revue The Blind Man (New York, mai 1917), y commente son aventure dans l’éditorial « The Richard Mutt Case ». Piégée par l’ironie duchampienne, l’histoire fait de Fontaine l’étendard de l’iconoclasme moderne.

La femme qui écrit dans son bain

Vous ne la voyez peut-être pas mais une femme dort dans son bain. Au soleil du matin au soir, elle profite de la chaleur de la principauté pour se détendre. 

La végétalisation de l'oeuvre représente les différentes parties de son corps de manière très subtile. 

Beaucoup de délicatesse et de discrétion pour cette oeuvre qui traduit une féminité exacerbée.

Les valeurs que nous avons aimé : la réflexion et et l'indifférence face à la foule et aux intempéries.

L'HISTOIRE DE L'OEUVRE INITIALE :

 

Jan Fabre est né en 1958 à Anvers en Belgique, où il vit et travaille toujours. Il est l’un des rares artistes à exceller dans trois domaines : le théâtre, la littérature et les arts plastiques. Quelle que soit la discipline, cet artiste cherche toujours à en repousser les limites. Dans beaucoup de ses œuvres, Fabre se représente concrètement avec son corps entier ou sa tête. Il se représente dans beaucoup de ses oeuvres.

 

« l’homme qui écrit sur l’eau » (2006) immergé dans une des sept baignoires remplies d’eau : pensif, cet élégant dandy, indifférent à la foule et aux intempéries, écrit d’un doigt des phrases éphémères que la pluie efface.

Cette oeuvre offre aussi de nombreuses lectures. Les sept baignoires renvoient aux sept jours de la semaine et par conséquent à la Genèse. La sixième baignoire symbolise le samedi, jour où Dieu créa l’homme. Le doigt de Fabre sur l’eau rappelle celui par lequel Michel-Ange fit insuffler la vie à Adam. Quant à l’eau, elle représente la vie, y compris dans un sens évolutionniste.

© 2020 by LA PRINCIPAUTE DE SAINT-ADRIEN

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